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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La simulation présentée ci-dessus ne constitue pas un indicateur fiable quant aux performances futures de vos investissements. Elle a seulement pour but d'illustrer les mécanismes de votre investissement sur des SCPI sur la durée de placement. L'évolution de la valeur de votre investissement pourra s'écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. Votre investissement peut s'écarter au-dessus du scénario favorable à la hausse et en dessous du scénario défavorable dans les scénarios les plus extrêmes. Les gains et les pertes peuvent dépasser les montants affichés, respectivement, dans les scénarios les plus favorables et les plus défavorables. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, et l'avoir compris.
Bon à savoir
La SCPI Élysées Pierre concentre à elle seule les paradoxes du marché des bureaux. Créée en 1986 et gérée par HSBC REIM, cette SCPI de rendement à capital variable affiche un taux de distribution de 5,00 % en 2025, au-dessus de la moyenne du marché. Dans le même temps, le prix de la part est passé de 825 à 660 euros, la valeur de reconstitution recule chaque année et 79 584 parts attendent d'être retirées. Un associé pressé de vendre ne trouve preneur qu'autour de 412 euros sur le marché secondaire.
Ce rendement en hausse et cette valorisation en baisse ne se contredisent pas : ils s'expliquent l'un par l'autre. Notre avis repose exclusivement sur les documents officiels de la société de gestion, bulletin semestriel et carnet d'ordres, et non sur les fiches recopiées que l'on trouve ailleurs, dont plusieurs affichent des chiffres erronés.
Nous verrons d'où viennent réellement les 33 euros distribués par part, ce que valent les cinq prix différents d'une même part, où se situe véritablement ce patrimoine immobilier de 107 immeubles et 554 694 m², quels frais s'appliquent à la souscription, et à quelle condition cet investissement redevient défendable en 2026.
Élysées Pierre appartient à la génération des grandes SCPI patrimoniales françaises. Sa taille en fait l'une des premières capitalisations du marché, et son patrimoine immobilier est presque intégralement composé de bureaux situés en Île-de-France. Elle est passée du capital fixe au capital variable en 2011.
Source : bulletin d'information semestriel Élysées Pierre n° 02/2025 et rubrique Chiffres clés du site HSBC REIM.
Un point de confusion revient souvent. La banque de détail HSBC France a été cédée puis rebaptisée CCF en 2024. La société de gestion Élysées Pierre, elle, n'a pas changé de main : HSBC REIM (France) reste une filiale à 100 % de HSBC Global Asset Management (France), dont le siège se trouve à Courbevoie. Les associés dont le compte de versement est domicilié chez CCF continuent donc de percevoir leurs revenus sans changement, mais leur SCPI relève toujours du groupe HSBC.
Deuxième source de malentendu : le nom. Élysées Pierre n'évoque pas la localisation du patrimoine. Nous verrons plus loin que les Champs-Élysées n'y figurent pas et que Paris intra-muros pèse marginalement dans l'inventaire. Pour ceux qui découvrent ce placement, notre guide détaille le mécanisme d'une société civile de placement immobilier, de la collecte des capitaux au versement du dividende trimestriel.
Commençons par corriger une erreur largement répandue. Plusieurs sites bien positionnés annoncent un taux de distribution de 4,55 % pour 2025. Ce chiffre est faux. Il correspond au taux de distribution prévisionnel 2026, calculé sur le nouveau dividende de 30 euros rapporté au prix de 660 euros.
Le calcul 2025 ne souffre aucune ambiguïté méthodologique : le prix de souscription est resté à 660 euros du 1er janvier au 31 décembre, et le dividende versé a été de 33 euros par part, soit quatre acomptes de 8,25 euros. Le taux de distribution 2025 ressort donc à 5,00 %, ce que la société de gestion confirme dans ses chiffres clés. Au passage, le TRI sur 10 ans publié par HSBC REIM s'élève à 2,78 % au 31 décembre 2025, et non 4,6 % comme l'affichent plusieurs fiches en ligne.
Voici le tableau que personne ne reprend, alors qu'il figure en clair dans le bulletin semestriel. Un dividende de SCPI n'est pas nécessairement composé de loyers : il peut intégrer des plus-values de cession d'immeubles et des prélèvements sur les réserves.
Source : bulletin d'information Élysées Pierre n° 02/2025, rubrique Distribution des revenus 2025. Colonne Part : calcul epargnoo.
Un quart du dividende 2025 ne provient donc pas de l'exploitation locative. Rapporté au prix de 660 euros, le rendement issu des seuls loyers s'établit à 3,75 %, contre 5,00 % pour le taux de distribution affiché. L'écart de 1,25 point mesure exactement ce que la SCPI a puisé ailleurs que dans ses recettes courantes.
Ce point n'est pas anecdotique pour la suite. Aucune acquisition ni aucune cession n'a été réalisée au second semestre 2025. Une SCPI qui ne vend plus d'immeubles cesse mécaniquement d'alimenter son stock de plus-values distribuables. La société de gestion l'écrit sans détour : le passage à 30 euros en 2026 vise à aligner la distribution sur la capacité distributive réelle, dans un contexte de réduction progressive des réserves constituées avant la crise.
Le taux de distribution est une fraction. Quand le numérateur stagne et que le dénominateur fond, le résultat monte sans qu'aucune bonne nouvelle ne se soit produite. C'est exactement ce qui est arrivé à Élysées Pierre.
Sources : communications aux associés HSBC REIM (août 2024), bulletin semestriel n° 02/2025 et chiffres clés du site. Les taux de distribution 2022 à 2024 ne sont pas repris ici : ils dépendent d'un prix moyen pondéré sur des années où la part a changé de valeur en cours d'exercice, et les valeurs qui circulent divergent de 4,30 % à 4,56 % selon les sources. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
La lecture est limpide. Le dividende n'a jamais dépassé 33 euros et revient à son niveau d'avant 2023. Le prix, lui, a perdu 20 % entre 2022 et 2024. Le taux de distribution record de 2025 n'est pas le signe d'une SCPI plus performante : c'est le signe d'une part moins chère.
Le taux de distribution ne dit rien de l'évolution du patrimoine. La performance globale annuelle, définie par l'ASPIM, additionne le taux de distribution et la variation de la valeur de réalisation par part. Celle-ci est passée de 581,32 à 556,90 euros en 2025, soit un recul de 4,20 %.
La performance globale 2025 d'Élysées Pierre ressort donc à environ 0,80 %, contre 1,46 % en moyenne pour l'ensemble des SCPI. Autrement dit, une fois la dépréciation du patrimoine prise en compte, le placement a rapporté moins que l'inflation constatée et moins que la moyenne de sa catégorie, malgré un taux de distribution supérieur.
Une part d'Élysées Pierre n'a pas un prix, elle en a cinq, selon la porte par laquelle on entre ou l'on sort. Cette pluralité n'est pas une anomalie : elle est constitutive du fonctionnement d'une SCPI à capital variable disposant d'un marché secondaire. Encore faut-il savoir laquelle regarder.
Sources : bulletin semestriel n° 02/2025 pour les valeurs au 31/12/2025, rubrique Marché secondaire du site HSBC REIM pour la confrontation du 16 juin 2026. Écarts : calculs epargnoo.
Trois observations sortent de ce tableau. Un souscripteur du marché primaire paie sa part 18,5 % au-dessus de l'actif net réévalué. Un acquéreur du marché secondaire, le même jour, l'achète 19,2 % en dessous de ce même actif net. Et un associé qui vend dans l'urgence encaisse 37,6 % de moins que ce que verse, à la même date, celui qui souscrit au guichet.
La valeur de reconstitution est le pivot réglementaire du prix. Fin 2025 elle s'établit à 641,49 euros, en recul de 3,64 % sur un an. Le prix de souscription de 660 euros lui est donc supérieur de 2,89 %. Cette situation de surcote est peu fréquente : la plupart des SCPI de bureaux affichent aujourd'hui une décote, c'est à dire un prix inférieur à leur valeur de reconstitution. Notre article dédié explique en détail ce que mesure exactement la valeur de reconstitution et pourquoi elle constitue le meilleur indicateur avancé d'une révision du prix.
Concrètement, un souscripteur qui entre aujourd'hui à 660 euros paie 18,51 euros de plus que ce qu'il en coûterait de reconstituer sa quote-part de SCPI depuis zéro, frais d'acquisition et commission compris.
La réglementation impose que le prix de souscription se situe dans une fourchette de plus ou moins 10 % autour de la valeur de reconstitution. Au 31 décembre 2025, ce corridor s'étend de 577,34 à 705,64 euros. Le prix de 660 euros y demeure confortablement.
Le point de vigilance est ailleurs. Pour que le prix de 660 euros cesse d'être conforme, il suffirait que la valeur de reconstitution descende sous 600 euros, soit un recul supplémentaire de 6,5 %. Au rythme observé en 2025, moins de deux exercices y suffiraient. Ce n'est pas une prédiction, c'est un seuil : tant que les expertises semestrielles stabilisent le patrimoine, comme lors des trois dernières campagnes, le prix tient. Si la tendance de fond reprend, la société de gestion n'aura pas le choix.
Voici la phrase la plus importante du bulletin, et elle émane du directoire lui-même : à fin décembre 2025, la société de gestion traitait les ordres de retrait reçus fin septembre 2024. Quinze mois de délai entre la demande et le remboursement.
Les chiffres qui l'expliquent sont tout aussi parlants. Sur une SCPI à capital variable, un retrait ne peut être servi que par compensation avec une souscription nouvelle, sur le trimestre en cours et les deux précédents. Au second semestre 2025, 5 682 parts ont été souscrites et 5 682 parts retirées : la totalité de la collecte a été absorbée par les sorties, et la collecte nette a été nulle. Dans le même temps, 79 584 parts restaient en file d'attente, soit 2,40 % du capital et environ 49,4 millions d'euros au prix de retrait.
À ce rythme, écouler le stock demanderait quatorze semestres, soit sept années, en supposant qu'aucune nouvelle demande ne vienne s'ajouter. Cette projection n'a évidemment pas vocation à se réaliser telle quelle : elle donne l'ordre de grandeur du déséquilibre entre les sorties souhaitées et les entrées constatées.
C'est ici que le dossier bascule. Élysées Pierre dispose d'un marché secondaire, où les parts existantes s'échangent entre investisseurs par confrontation des ordres, le troisième mardi de chaque mois à 11 heures. HSBC REIM publie chaque prix d'exécution. Presque aucun comparateur ne les reprend.
Sources : bulletin semestriel n° 02/2025 (confrontations de juillet à décembre 2025), éditorial du directoire (janvier 2026) et rubrique Marché secondaire du site HSBC REIM (juin 2026). Rendement acheteur : dividende annuel rapporté au prix acheteur, calcul epargnoo, sur la base de 30 € par part à compter de 2026 et de 33 € auparavant. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
La trajectoire est nette : le prix net vendeur est passé de 500 à 412 euros en onze mois, soit un recul de 17,6 %. Au 16 juin 2026, le carnet d'ordres affichait environ 1 980 parts proposées à la vente contre 95 parts demandées à l'achat. Un rapport de plus de vingt contre un, qui explique la pression continue sur le prix d'exécution.
La contrepartie est arithmétique : à 449,90 euros tous frais inclus, un acquéreur du marché secondaire perçoit les mêmes 30 euros de dividende qu'un souscripteur du primaire à 660 euros. Son rendement ressort à 6,67 % contre 4,55 %. Le directoire le reconnaît d'ailleurs explicitement en indiquant que ce marché intéresse les associés pressés de vendre et les acquéreurs à la recherche de prix décotés.
Un associé ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Les statuts sont formels : une même part ne peut faire l'objet à la fois d'une demande de retrait et d'un ordre de vente sur le marché secondaire. Le transfert d'un marché à l'autre suppose d'annuler la première demande, ce qui fait perdre le rang acquis dans la file d'attente.
L'arbitrage se résume donc à un chiffre : 208,40 euros par part, soit l'écart entre le prix de retrait de 620,40 euros et le prix net vendeur de 412 euros. C'est le prix de l'immédiateté. Pour un associé détenant 100 parts, l'impatience coûte 20 840 euros.
Une mesure discrète, passée inaperçue chez tous les concurrents, éclaire la stratégie de la société de gestion. Au 1er janvier 2026, le délai d'entrée en jouissance a été raccourci d'un trimestre : les parts nouvelles portent désormais jouissance le premier jour du trimestre civil suivant la souscription, et non plus du deuxième.
La logique est mécanique. Puisque les retraits ne peuvent être servis que par compensation avec les souscriptions, débloquer la file d'attente suppose de rendre la souscription plus attractive. Raccourcir le délai de jouissance est le levier le moins coûteux à la disposition d'HSBC REIM. Cette décision est une bonne nouvelle pour le souscripteur, et le symptôme d'un problème pour l'associé en place.
La commission de souscription d'Élysées Pierre s'élève à 6 % du prix de la part, soit 39,60 euros, déjà incluse dans les 660 euros affichés. Ce niveau se situe dans la fourchette basse du marché, où les SCPI traditionnelles prélèvent couramment entre 8 et 12 %.
Une précision de méthode s'impose. Ces 6 % sont calculés sur le prix de souscription, pas sur le capital qui travaille réellement. Sur les 660 euros versés, seuls 620,40 euros rejoignent le patrimoine immobilier. Rapportée à cette base, la commission représente 6,38 %. C'est la raison pour laquelle un souscripteur constate une moins-value latente de 6 % dès le jour de sa souscription, avant même toute évolution du marché.
Source : bulletin semestriel n° 02/2025 et foire aux questions du site HSBC REIM. La commission de gestion n'est pas prélevée sur le capital mais sur les loyers : elle est donc déjà intégrée au taux de distribution affiché.
Deux frais méritent l'attention de qui envisage le marché secondaire : le vendeur supporte 3,50 % HT de commission et l'acquéreur 5 % de droits d'enregistrement. C'est ce qui explique l'écart de 37,90 euros entre le prix net vendeur et le prix acheteur lors de la confrontation de juin 2026. Pour replacer cette structure dans son contexte, notre comparatif des frais pratiqués par les sociétés de gestion permet de situer Élysées Pierre face au reste du marché.
Prenons un cas concret. Avec 20 000 euros, un souscripteur du marché primaire acquiert 30 parts à 660 euros, soit 19 800 euros engagés. La commission de souscription absorbe 1 188 euros. Le capital réellement au travail dans les immeubles s'élève à 18 612 euros. Le dividende 2026 attendu s'établit à 900 euros bruts par an.
Le même effort d'épargne placé sur le marché secondaire à 449,90 euros la part permet d'acquérir 44 parts, pour 19 795 euros. Le dividende attendu grimpe alors à 1 320 euros bruts par an, soit 420 euros de plus, une progression de 46,7 % pour un capital identique.
Cette comparaison appelle une nuance honnête : la sortie du marché secondaire est plus coûteuse en frais de transaction, et rien ne garantit que le prix d'exécution se maintienne. Elle n'en illustre pas moins l'essentiel de notre analyse : sur Élysées Pierre, le prix payé compte davantage que la qualité du véhicule.
Tous les comparateurs écrivent la même chose : Paris et Île-de-France, 97 %. Cette formulation, exacte au sens strict, entretient une illusion. Nous avons repris l'inventaire complet publié par HSBC REIM, immeuble par immeuble, et additionné les surfaces. Le résultat mérite le détour.
Calcul epargnoo à partir de l'inventaire des 107 actifs publié par HSBC REIM. Le total recalculé s'écarte de 0,08 % de la surface déclarée au bulletin (554 694 m²). Répartition par typologie : bureaux 93,7 %, activités 3,9 %, commerces 2,4 %.
Le premier pôle du patrimoine n'est donc pas Paris : c'est Montigny-le-Bretonneux, à Saint-Quentin-en-Yvelines, avec quatre immeubles totalisant 16,1 % des surfaces. Viennent ensuite Courbevoie et La Défense, Vélizy-Villacoublay et Chessy, près de Marne-la-Vallée. Les dix premiers actifs concentrent à eux seuls 36 % des surfaces.
Une réserve de méthode s'impose, et nous la posons volontiers : cette répartition est calculée en mètres carrés, non en valeur. Un mètre carré dans le 8e arrondissement pèse plusieurs fois un mètre carré à Montigny. En valeur, Paris représente donc davantage que 6,2 %. Le constat de fond demeure : la masse du patrimoine se situe en première et deuxième couronnes, précisément là où la crise du bureau frappe le plus durement, et non dans le quartier central des affaires où l'attractivité locative résiste.
Le taux d'occupation financier progresse légèrement, de 88,49 à 88,95 % en un an. Présenté seul, ce chiffre rassure. Sa décomposition, publiée dans le bulletin, raconte une autre histoire.
Source : bulletin semestriel n° 02/2025, rubrique Situation locative. Le taux d'occupation financier est calculé selon les normes de la profession, qui neutralisent les surfaces temporairement indisponibles à la location.
Sur les 88,95 points du taux d'occupation, 10,15 points correspondent à des surfaces qui ne génèrent aucun loyer encaissé à ce jour : 5,65 points de franchises consenties aux locataires pour les attirer, et 4,50 points d'immeubles en travaux. Les locaux effectivement loués et facturés représentent 78,80 % du patrimoine. La société de gestion ne dissimule d'ailleurs rien : le directoire évoque lui même des immeubles vacants représentant environ 11 % du portefeuille.
Le taux d'encaissement, en revanche, reste solide à 98,77 % sur l'année. Les locataires en place paient. Le problème d'Élysées Pierre n'est pas le risque de crédit : c'est le remplissage.
Le tableau des mouvements locatifs constitue l'indicateur avancé le plus fiable du dossier. Au second semestre 2025, la SCPI a reloué 5 877 m² et vu partir 23 988 m². Quatre mètres carrés libérés pour un mètre carré reloué.
Un seul actif explique l'essentiel du départ : l'immeuble Synergies, à Montigny-le-Bretonneux, soit 14 893 m² intégralement vidés. S'y ajoutent 2 781 m² à Courbevoie et 1 594 m² à Neuilly-Plaisance. Ces surfaces sortiront progressivement du taux d'occupation à mesure que les préavis produiront effet. Autrement dit, la vacance publiée fin 2025 ne reflète pas encore la totalité des départs déjà actés.
Face à ce constat, HSBC REIM a choisi la transformation plutôt que la vente à perte. Un projet de conversion d'un immeuble de bureaux de Chessy en hôtel est engagé, sous conditions suspensives, dans le cadre d'un bail en l'état futur d'achèvement de 30 ans conclu avec un opérateur hôtelier de premier rang. D'autres pistes sont à l'étude : immobilier géré, data center, enseignement.
La stratégie est cohérente sur le fond, et sans doute la seule tenable pour des actifs de périphérie difficilement relouables en l'état. Elle a toutefois un prix, et la société de gestion l'assume : c'est le coût de ces projets qui justifie explicitement le passage du dividende de 33 à 30 euros. Une ligne de financement a par ailleurs été signée le 30 mars 2026 pour les accompagner. L'associé finance donc aujourd'hui, sur son revenu courant, une transformation dont les fruits ne se matérialiseront pas avant plusieurs exercices.
Le ticket d'entrée est bien plus accessible que ce qu'annoncent la plupart des sites, qui évoquent 20 parts, 50 parts ou 13 200 euros. La société de gestion fixe le minimum d'une première souscription à 5 parts, soit 3 300 euros. La souscription s'effectue directement auprès d'HSBC REIM, avec un test d'adéquation obligatoire, ou par l'intermédiaire d'un conseiller. Nos équipes peuvent vous accompagner sur la fiche détaillée d'Élysées Pierre et sur l'analyse de sa pertinence dans votre allocation.
Depuis le 1er janvier 2026, les parts portent jouissance le premier jour du trimestre civil suivant la souscription. Une souscription en juillet ouvre donc droit aux revenus à compter du 1er octobre, avec une première mise en paiement autour du 20 janvier suivant.
Peu d'épargnants savent qu'Élysées Pierre dispose d'un marché secondaire ouvert. La confrontation des ordres d'achat et de vente a lieu le troisième mardi de chaque mois à 11 heures, les ordres devant parvenir à la société de gestion la veille avant 16 h 30. Le calendrier annuel et les prix d'exécution sont publiés sur le site.
Un acquéreur y achète la même part, avec les mêmes droits et le même dividende, à 449,90 euros tous frais inclus au lieu de 660 euros. En contrepartie, il ne bénéficie d'aucune priorité et son ordre n'est exécuté que s'il rencontre un vendeur à son prix. Avantage collatéral : sur le marché secondaire, il n'existe pas de délai de jouissance. Les acomptes sont acquis à l'acquéreur dès le premier jour du trimestre civil de la cession.
Trois précisions utiles. Élysées Pierre n'est pas référencée en unité de compte : elle ne peut pas être logée dans un contrat d'assurance vie, contrairement à ce qu'affirment certaines fiches. Si l'enveloppe assurantielle vous intéresse, notre comparatif entre détention directe et souscription via un contrat recense les véhicules réellement accessibles.
L'acquisition à crédit reste possible, sous réserve d'un apport suffisant, et les intérêts d'emprunt comme les primes d'assurance emprunteur se déduisent des revenus fonciers au régime réel. Notre dossier sur le financement de parts par emprunt détaille les conditions d'éligibilité. Le démembrement, enfin, n'est pas barémé publiquement : la société de gestion renvoie à un examen au cas par cas, ce qui traduit une pratique marginale sur ce véhicule.
Le patrimoine étant intégralement français, aucun mécanisme conventionnel n'atténue l'imposition, contrairement aux SCPI européennes. Les revenus fonciers s'ajoutent au barème progressif de l'impôt sur le revenu et supportent 17,2 % de prélèvements sociaux. Un contribuable en tranche à 30 % conserve donc environ la moitié du dividende brut. Les parts entrent par ailleurs dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière.
Un point de vigilance concerne les cessions. La plus-value se calcule par différence entre le prix historique net acquéreur et le prix net vendeur, au taux de 19 % majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention, exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. En sens inverse, une moins-value immobilière n'est ni imputable ni reportable. Un associé entré à 767 euros qui vend aujourd'hui 412 euros net vendeur enregistre une perte sèche, sans aucune contrepartie fiscale.
Sources : HSBC REIM pour Élysées Pierre, ASPIM et IEIF pour les moyennes de marché 2025. Rendements et écarts : calculs epargnoo. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Une comparaison s'impose pour ne pas accabler injustement HSBC REIM. Allianz Pierre, autre grande SCPI de bureaux franciliens, affiche au premier trimestre 2026 un taux d'occupation financier de 81,56 % et 49 766 parts en attente de retrait. Le mal n'est donc pas propre à Élysées Pierre : il est sectoriel. Le bureau francilien de périphérie traverse un cycle difficile, et les SCPI monoproduit le subissent toutes.
Un dernier élément éclaire le dossier. En octobre 2024, HSBC REIM a lancé une seconde SCPI, Élysées Grand Large, diversifiée et paneuropéenne : logistique, commerces, bureaux, santé, hôtellerie, aucune catégorie ne devant dépasser 50 % du portefeuille, avec une première acquisition en Belgique fin 2025 et un objectif de rendement de 6 %. Sa première année complète affiche un taux de distribution de 1,82 %, cohérent avec une phase de constitution.
Le message implicite est clair. La société de gestion construit son avenir sur un modèle diversifié et européen, à l'exact opposé du profil d'Élysées Pierre. Cette dernière n'est pas abandonnée, mais elle appartient désormais à une génération de véhicules que le marché ne redemande plus.
Au-delà des risques communs à toute SCPI, perte en capital, absence de garantie des revenus et illiquidité, cinq facteurs propres à ce véhicule méritent d'être intégrés à la décision.
Un avis unique n'a pas de sens ici, car les deux profils ne regardent pas le même chiffre.
Pour un candidat à la souscription, le raisonnement est simple : payer 660 euros une part que le marché valorise 449,90 euros le même jour, et dont l'actif net réévalué ressort à 556,90 euros, n'a pas de justification économique. Ni le rendement de 4,55 %, inférieur à la moyenne du marché, ni les perspectives de revalorisation ne compensent cet écart.
Pour un associé déjà en place, la question est inverse : rester ou partir. Partir immédiatement signifie accepter 412 euros net vendeur, contre 620,40 euros au terme d'une file d'attente de quinze mois, sans garantie que le prix de retrait soit encore à ce niveau à l'échéance. Vendre acte une perte définitive et non déductible. Attendre expose au risque d'une nouvelle baisse. Il n'existe pas de bonne réponse générale : la décision dépend de l'horizon, du besoin de liquidité et du poids de la ligne dans le patrimoine.
Bon à savoir
L'avis de Flavien Lallemand, co-fondateur d'epargnoo
« Élysées Pierre n'est pas une mauvaise SCPI mal gérée. C'est un bon véhicule des années 2000 pris au piège d'un marché qui a changé. Le taux d'encaissement à 98,77 % démontre la qualité des locataires, et la stratégie de reconversion est la plus lucide qu'on puisse mener sur un patrimoine de bureaux périphériques. »
« Ce qui nous conduit à un avis défavorable à la souscription, ce n'est pas la gestion : c'est le prix. Souscrire à 660 euros quand la confrontation mensuelle organisée par la société de gestion elle même exécute à 449,90 euros relève d'une décision qu'aucun conseiller ne peut recommander de bonne foi. Nous invitons les associés qui nous consultent à consulter le carnet d'ordres avant toute décision : il est public, gratuit et mis à jour tous les mois. »
« Une nuance mérite d'être posée pour les profils avertis. À 449,90 euros, la part offre 6,67 % de rendement et une décote de 19 % sur l'actif net réévalué. Un investisseur convaincu que le bureau francilien touche un point bas y trouvera un point d'entrée défendable. Cette thèse suppose d'accepter une illiquidité durable et d'assumer un pari sur un seul marché immobilier. Elle n'a de sens que sur une fraction limitée d'un patrimoine déjà diversifié. »
Le risque de perte en capital
La SCPI ne présente aucune garantie de capital ou de performance. Votre investissement est donc exposé à un risque de perte en capital, notamment en cas de cession de parts.
Le risque de gestion discrétionnaire
La gestion discrétionnaire mise en place dans le cadre de la SCPI repose sur l'anticipation de l'évolution des différents marchés immobiliers. Ainsi, il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie en permanence sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Le risque de marché (risque immobilier)
Les investissements réalisés par la SCPI sont soumis aux risques inhérents à la détention et à la gestion d'actifs immobiliers, étant précisé que les différents marchés concernés, tant par typologie d'actifs que par zone géographique, sont marqués par des cycles conjoncturels liés à l'économie générale et à l'évolution des taux longs.
Le risque lié à la liquidité
Il représente la difficulté que pourrait avoir un épargnant à céder ses parts. Il est rappelé que la SCPI ne garantit pas la revente des parts. La revente des parts dépend de l'équilibre entre l'offre et la demande de parts sur le marché organisé prévu à cet effet.
Le risque lié au crédit
Le financement bancaire souscrit par la SCPI s'accompagne d'engagements contractuels dont le non-respect rendrait la dette exigible. En outre, il peut augmenter le risque de perte en cas de dévalorisation des actifs et peser sur la distribution de la SCPI, mais également au moment de la cession des actifs immobiliers.
Le risque de contrepartie
C'est le risque résultant du fait que la contrepartie à une opération ou à un contrat peut faillir à ses obligations avant que l'opération ait été réglée de manière définitive sous la forme d'un flux financier. Cela inclut notamment le risque lié à l'utilisation d'instruments dérivés (à des fins de couverture) et, par extension, les risques locatifs, à savoir le risque de défaillance économique d'un locataire.
Le risque de durabilité
La SCPI est sujette à des risques de durabilité, définis comme un événement ou une situation dans le domaine environnemental, social ou de la gouvernance qui, s'il survient, pourrait avoir une incidence négative importante, réelle ou potentielle, sur la valeur de l'investissement. Si le processus d'investissement peut intégrer une approche ESG, l'objectif d'investissement de la SCPI n'est pas en premier lieu d'atténuer ce risque.
Le risque lié à la souscription de parts financée à crédit
Le financement à crédit comporte des risques pour le souscripteur. Le souscripteur ne doit pas se fier uniquement aux revenus non garantis de la SCPI pour rembourser son prêt. En cas de défaut, il pourrait être contraint de vendre ses parts, entraînant une perte de capital et la nécessité de compenser une éventuelle décote par rapport au capital restant dû.
Chaque projet patrimonial est unique
Nous avons le plaisir de répondre à vos questions les plus fréquentes. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n'hésitez pas à nous contacter.
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Quel est le prix d'une part de Elysées Pierre ?
Le prix d'une part de la SCPI Elysées Pierre est de 549€. Ce prix peut évoluer en fonction des revalorisations décidées par la société de gestion HSBC REIM.
Quel est le rendement de la SCPI Elysées Pierre ?
La SCPI Elysées Pierre a affiché un taux de distribution de 4,55% en 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Quel est le montant minimum pour investir dans Elysées Pierre ?
Le montant minimum pour investir dans la SCPI Elysées Pierre est de 2 745€, soit 5 parts. Sur epargnoo, vous pouvez souscrire 100% en ligne.
Qui gère la SCPI Elysées Pierre ?
La SCPI Elysées Pierre est gérée par HSBC REIM, une société de gestion créée en 1986. La société de gestion est responsable de la sélection des actifs immobiliers et de la distribution des revenus aux associés.
Quels sont les frais de la SCPI Elysées Pierre ?
La SCPI Elysées Pierre applique des frais de souscription de 6% et des frais de gestion annuels de 8,50%. Ces frais sont à prendre en compte dans le calcul de votre rendement net.
Quel est le TRI de la SCPI Elysées Pierre ?
La SCPI Elysées Pierre affiche un TRI (Taux de Rendement Interne) de 6,42% sur 10 ans. Le TRI prend en compte les dividendes et l'évolution du prix de la part.
Quel est le délai de jouissance de Elysées Pierre ?
Le délai de jouissance de la SCPI Elysées Pierre est de 1 mois. C'est la période entre votre souscription et le moment où vous commencez à percevoir vos premiers dividendes.
Quelle est la capitalisation de Elysées Pierre ?
La SCPI Elysées Pierre dispose d'une capitalisation de 1 010 millions d'euros en 2025. Une capitalisation importante témoigne généralement d'une bonne diversification du patrimoine immobilier.
Qu'est-ce qu'une SCPI ?
Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), aussi appelée « pierre papier », est un placement immobilier collectif. En achetant des parts d'une SCPI, vous devenez associé d'un portefeuille d'actifs immobiliers (bureaux, commerces, logistique, santé, résidentiel) géré par une société de gestion agréée par l'AMF. Vous percevez des revenus potentiels, proportionnels à votre nombre de parts, issus des loyers versés par les locataires. En 2025, le taux de distribution moyen du marché SCPI s'est établi autour de 4,9 %.
Quels sont les risques d'une SCPI ?
Investir en SCPI comporte plusieurs risques qu'il est essentiel de connaître avant de souscrire. Risque de perte en capital : la valeur des parts peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction du marché immobilier. Risque de liquidité : les parts ne sont pas cotées en bourse, leur revente dépend de la demande. Risque locatif : la vacance ou l'impayé de loyers peut réduire les revenus distribués. Horizon long terme : un investissement SCPI s'envisage sur 8 à 10 ans minimum. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Quels sont les frais d'une SCPI ?
Une SCPI prélève principalement trois types de frais. Les frais de souscription (ou frais d'entrée) : généralement entre 8 % et 12 % du montant investi, ils rémunèrent la société de gestion et les intermédiaires. Ils sont amortis sur la durée de détention. Les frais de gestion annuels : prélevés directement sur les loyers bruts (généralement entre 10 % et 18 %), ils couvrent la gestion du parc immobilier. Les frais de cession : éventuels, lors de la revente de parts. Certaines SCPI récentes affichent « 0 frais d'entrée » mais intègrent ces coûts différemment. Les frais détaillés de chaque SCPI sont disponibles sur sa fiche produit sur epargnoo.
Est-ce qu'epargnoo propose du cashback sur les SCPI ?
Oui. epargnoo propose une offre de cashback permettant à nos clients de récupérer jusqu'à un certain pourcentage des frais de souscription versés lors de leur investissement en SCPI. Le cashback epargnoo est accessible sur une sélection de SCPI éligibles, consultable directement sur chaque fiche produit. Le remboursement est effectué sur votre compte bancaire après perception de la commission par epargnoo. Retrouvez les conditions complètes et les SCPI éligibles sur notre page dédiée au cashback.
Comment acheter des parts de SCPI sur epargnoo ?
La souscription de parts de SCPI sur epargnoo se fait 100 % en ligne en quelques étapes. 1) Vous créez votre compte sur epargnoo.com. 2) Vous complétez votre profil investisseur et votre questionnaire de connaissance conformément à la réglementation AMF. 3) Vous sélectionnez la ou les SCPI adaptées à vos objectifs (en autonomie ou avec l'aide de nos conseillers). 4) Vous signez électroniquement votre bulletin de souscription. 5) Vous réalisez le virement vers la société de gestion. Vous recevez votre attestation de propriété sous environ 4 semaines.
Puis-je revendre mes parts de SCPI ?
Oui, les parts de SCPI sont revendables, mais les modalités dépendent de la structure de la SCPI. Pour les SCPI à capital variable, la société de gestion assure la revente en compensant les ordres d'achat et de vente à la valeur de retrait fixée. Pour les SCPI à capital fixe, la revente se fait sur un marché secondaire où le prix dépend de l'offre et de la demande. Dans les deux cas, la liquidité n'est pas garantie et la valeur de revente peut être inférieure à la valeur d'achat. Un investissement SCPI s'envisage sur un horizon de 8 à 10 ans minimum.
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