Performance (PGA)*
5,71%
Prix de la part
206 €
Prix d'achat
Neutre
Investir comporte des risques, veuillez les consulter ici.
*La PGA est net de frais de gestion. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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Avis d'expert sur la SCPI Upeka
Faut-il investir dans la SCPI Upeka ? L'analyse de nos experts
Objectif de TRI 10 ans
6,5%
Capitalisation
42 M€
Taux d'occupation (TOF)
66,8 %
Niveau de risque
3/7
Évolution de la performance globale
Prix de part
Évolution de la décote (prix de la part vs. valeur de reconstitution)
Prix d'achat neutre
2,5% de décote
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SCPI sélectionnée
Upeka
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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La simulation présentée ci-dessus ne constitue pas un indicateur fiable quant aux performances futures de vos investissements. Elle a seulement pour but d'illustrer les mécanismes de votre investissement sur des SCPI sur la durée de placement. L'évolution de la valeur de votre investissement pourra s'écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. Votre investissement peut s'écarter au-dessus du scénario favorable à la hausse et en dessous du scénario défavorable dans les scénarios les plus extrêmes. Les gains et les pertes peuvent dépasser les montants affichés, respectivement, dans les scénarios les plus favorables et les plus défavorables. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, et l'avoir compris.
Bon à savoir
L'essentiel en 5 points
• SCPI paneuropéenne d'Axipit REP lancée en 2023, part à 206 €, aucun frais d'entrée.
• Taux de distribution 2025 de 5,71 % et performance globale de 8,71 % après revalorisation de la part.
• Patrimoine à 84,6 % hors de France (Pays-Bas, Espagne, Irlande), 14 immeubles pour 41,57 M€.
• Taux d'occupation financier à 66,75 % au 30/06/2026, plombé par deux défaillances locatives circonscrites.
• Notre avis : dossier de conviction, ligne satellite pour un investisseur averti à horizon 8-10 ans.
Lancée en 2023 par Axipit Real Estate Partners, Upeka fait partie de cette nouvelle génération de SCPI qui a rebattu les cartes du marché : aucun frais à l'entrée, un ticket d'accès à 206 €, et un patrimoine constitué presque exclusivement hors de France. Un positionnement qui lui a permis de séduire rapidement les épargnants, avec un rendement de 5,71 % servi en 2025 et une performance globale de 8,71 % en tenant compte de la hausse du prix de la part.
Après trois années d'existence, Upeka dispose désormais d'un historique suffisant pour être jugée sur pièces. Le bulletin publié au 30 juin 2026 apporte à ce titre des éléments importants, avec deux locataires défaillants et un dividende trimestriel en repli, qui méritent d'être remis dans leur contexte plutôt que passés sous silence.
Cette analyse fait le point sur la stratégie d'investissement d'Upeka, la composition réelle de son patrimoine, sa structure de frais, ses performances depuis le lancement et les points de vigilance à connaître avant de souscrire. Nous avons repris le dernier bulletin trimestriel ligne par ligne pour vous donner une lecture complète, chiffres à l'appui.
5,71 %
Taux de distribution 2025
206 €
Prix de la part
41,57 M€
Capitalisation au 30/06/2026
66,75 %
Taux d'occupation financier
7,26 %
TRI depuis l'origine
201,04 €
Valeur de reconstitution
Trois lectures se superposent dans ce tableau, et il serait trompeur de n'en retenir qu'une. La première est celle d'une jeune SCPI qui tient sa promesse de rendement : 5,71 % distribués en 2025, un TRI de 7,26 % depuis la création, un parc immobilier acquis à un taux de rendement moyen de 7,85 %. La deuxième est celle d'un fonds de petite taille, 41,57 M€ de capitalisation et 14 immeubles seulement, donc mécaniquement sensible à l'incident individuel. La troisième est celle d'un exercice 2026 abîmé par deux défaillances locatives dont les effets ne sont pas encore purgés.
Précision utile pour ceux qui découvrent ce type de placement : Upeka est une SCPI à capital variable et non à capital fixe. Concrètement, la société de gestion émet de nouvelles parts de SCPI au fil de la collecte, et la revente s'effectue par retrait auprès du fonds plutôt que sur un marché secondaire. Le nombre d'associés et le niveau de capitalisation évoluent donc en continu.
L'enjeu de cette analyse est de savoir si la deuxième lecture explique la troisième, et si la première y résiste.
Axipit ne pilote pas Upeka sur un seul registre. La société de gestion combine deux logiques d'acquisition, qu'il faut distinguer parce qu'elles n'ont ni le même profil de rendement, ni le même profil de risque.
La poche core vise des immeubles bien situés, dans des zones où le foncier est rare et où la demande locative est structurellement soutenue. On achète du revenu stable et on le conserve. C'est le socle du portefeuille et la source de la régularité des dividendes.
La poche value-add cible des actifs sur lesquels il existe un potentiel de création de valeur : un immeuble à restructurer, à repositionner, à réadapter aux usages actuels. Le rendement à terme est supérieur, mais il faut y consacrer du temps, des travaux et parfois accepter une vacance temporaire. Cette approche explique le recours d'Upeka aux acquisitions en VEFA et en VEFR, c'est-à-dire l'achat d'immeubles en cours de construction ou de rénovation.
Ce mélange est cohérent avec le positionnement affiché : Upeka se veut une SCPI opportuniste, capable de se positionner rapidement sur une acquisition dès lors que le potentiel de valorisation est identifié. La contrepartie doit être comprise : une SCPI qui accepte de travailler ses actifs accepte aussi, par construction, une occupation moins linéaire qu'un portefeuille exclusivement core. Sur un parc de 14 immeubles, cette volatilité se voit immédiatement dans les chiffres.
Au 30 juin 2026, Upeka détient 14 actifs répartis dans quatre pays européens, pour une valeur estimée de 35,76 M€ et 34,20 M€ investis. Le patrimoine se concentre en Europe de l'Ouest, avec un centre de gravité qui n'est pas celui qu'on attendrait d'une SCPI française.
La France est donc minoritaire, à moins d'un sixième du portefeuille. C'est un choix assumé, et il a une conséquence fiscale directe sur laquelle nous revenons plus loin : l'essentiel des revenus distribués est de source étrangère.
Côté typologie, Upeka investit sans s'interdire aucun type d'usage. Le parc immobilier mêle des immeubles mixtes associant bureaux et locaux d'activité à Breda, Duiven, Zierikzee et Coslada, des commerces de proximité à Fosses, Séville, Gijón et Carthagène, un actif de bureaux à Zoetermeer, un site industriel à Onda, une crèche à Dublin et un ensemble mixte à La Tourette. Ces acquisitions ont été réalisées à des taux de rendement acte en main compris entre 7,39 % et 10,17 %, ce qui traduit une politique d'achat exigeante sur le prix.
Cette exposition se retrouve dans la répartition des revenus locatifs, qui se distribuent entre une dizaine de secteurs d'activité : logistique et entrepôt, alimentaire, architecture et design, services de bien-être, santé et laboratoire, technologie et audiovisuel, assurance et finance, commerce de proximité, commerce de bouche et éducation. Aucun secteur ne dépasse un quart des loyers. En ciblant ainsi plusieurs marchés et plusieurs usages, la SCPI recherche une mutualisation des risques locatifs que peu de véhicules de cette taille assument.
Sur le papier, cette diversification est un atout. Dans les faits, elle atteint sa limite quand le portefeuille reste petit. Diversifier 14 immeubles entre dix secteurs et quatre pays, c'est aussi n'avoir qu'un ou deux actifs par ligne, sans profondeur pour absorber un défaut. La durée moyenne des baux atténue ce risque, avec un WALT de 13,4 ans et un WALB de 6,9 ans, deux chiffres nettement supérieurs à la moyenne du marché. Les locataires en place sont engagés longtemps. Le problème surgit quand l'un d'eux ne peut plus honorer cet engagement.
Axipit annonce par ailleurs vouloir élargir la couverture géographique du fonds, avec plusieurs marchés d'Europe centrale et du Nord à l'étude.
Upeka est labellisée ISR depuis septembre 2024 et classée article 8 au sens du règlement SFDR, ce qui signifie qu'elle promeut des caractéristiques environnementales et sociales sans en faire son objectif d'investissement exclusif.
La démarche s'articule autour de trois axes : la réduction de la consommation énergétique des bâtiments, le confort et la sécurité des occupants, et la diffusion de bonnes pratiques auprès des locataires et prestataires. Elle se mesure par une note ESG de portefeuille, passée de 35/100 fin 2024 à 39/100 au 31 décembre 2025. Le prochain audit de suivi AFNOR était programmé pour septembre 2026.
Cette progression de quatre points en un an est réelle mais modeste, et le niveau absolu reste bas. C'est logique pour un fonds qui achète des actifs à repositionner : on ne labellise pas un patrimoine value-add au même niveau qu'un portefeuille de bureaux neufs. L'indicateur à suivre n'est donc pas la note elle-même, mais sa pente. Pour un investisseur pour qui l'extra-financier compte, Upeka est un dossier de trajectoire plutôt que de performance acquise.
Upeka a servi 7,96 % en 2024, puis 5,71 % en 2025. Cet écart de plus de deux points est le premier chiffre que voit un épargnant qui compare les millésimes, et il mérite d'être expliqué plutôt que commenté.
Une SCPI qui démarre distribue mécaniquement un taux élevé. Son patrimoine est réduit, ses premiers actifs ont été acquis à des rendements acte en main compris entre 7,39 % et 10,17 %, et ses charges de structure sont encore diluées sur peu de lignes. À mesure que la collecte arrive, le fonds achète, et le rendement moyen converge vers la réalité du marché. Le 7,96 % de 2024 relève largement de cet effet de jeunesse. Le 5,71 % de 2025 correspond au premier exercice réellement représentatif.
C'est d'ailleurs ce que dit la société de gestion elle-même : le TRI cible annoncé pour Upeka est de 6,50 % sur dix ans. Le millésime 2025 est donc au-dessus de la cible, pas en dessous. Le millésime 2024 était une exception statistique, pas une promesse. Cet objectif de rendement reste évidemment non garanti : le taux de distribution d'une SCPI dépend des loyers effectivement encaissés et peut évoluer à la hausse comme à la baisse.
À titre de repère, le taux de distribution moyen du marché s'est établi à 4,91 % en 2025. Sur cet exercice, Upeka fait mieux que la moyenne. Le taux de rendement interne depuis l'origine ressort à 7,26 %, pour une cible de 6,50 % à dix ans.
L'exercice 2026, en revanche, ne suivra pas cette trajectoire. L'acompte du deuxième trimestre s'établit à 1,86 € brut de fiscalité étrangère par part, contre 2,57 € au premier trimestre, soit un recul de 28 % en un trimestre. La raison n'est pas conjoncturelle. Elle tient à deux immeubles.
Au 30 juin 2026, le taux d'occupation financier d'Upeka est de 66,75 %. Un trimestre plus tôt, il était de 100 %. Cette chute est entièrement imputable à deux actifs, et le bulletin trimestriel les nomme.
La Tourette, en France. L'ensemble mixte acquis en décembre 2025, occupé par un industriel implanté depuis 1947 dans le cadre d'une opération de sale and leaseback, a vu son locataire placé en redressement judiciaire dès janvier 2026, procédure convertie en liquidation judiciaire en avril. Aucun loyer n'a été encaissé au deuxième trimestre. L'effet sur la distribution est double : à l'absence de revenus s'ajoute la régularisation des sommes versées au premier trimestre au titre de loyers facturés mais finalement jamais perçus. Plusieurs scénarios de repositionnement et de valorisation de l'immeuble sont à l'étude.
Onda, en Espagne. Ce site industriel avait déjà connu des difficultés locatives en 2025. Axipit avait alors activé les garanties locatives, ce qui a permis de sécuriser les loyers jusqu'au premier trimestre 2026. Les locaux ont depuis été entièrement libérés après cession des équipements industriels présents sur le site, et la société de gestion a récupéré les clés sans attendre l'issue d'une procédure judiciaire. L'immeuble est désormais libre de toute occupation et sa commercialisation peut reprendre.
Deux lectures s'imposent, et il faut les tenir ensemble. La première est rassurante : les difficultés sont circonscrites à deux immeubles identifiés, le reste du portefeuille n'est pas concerné, et la réactivité d'Axipit sur Onda, avec l'activation des garanties puis la récupération anticipée du bien, relève d'une gestion active plutôt que subie. La seconde est plus sévère : sur un patrimoine de 14 actifs, deux défauts suffisent à faire perdre un tiers du taux d'occupation. C'est le prix de la petite taille, et aucune diversification sectorielle ne protège contre cet effet.
Un élément aggrave la situation à court terme : le report à nouveau d'Upeka est nul. La SCPI ne dispose d'aucune réserve accumulée pour lisser la distribution le temps de relouer. Chaque trimestre sans loyer se répercute intégralement sur le dividende.
Le 31 décembre 2025, Axipit a revalorisé le prix de la part de 200 à 206 €, soit une hausse de 3 %. C'est cette revalorisation qui explique une performance globale annuelle 2025 de 8,71 %, très supérieure au taux de distribution de 5,71 %.
Six mois plus tard, la photographie a changé. Au 30 juin 2026, la valeur de reconstitution s'établit à 201,04 €, en repli de 2,52 % sur le semestre. La valeur de réalisation recule de 3,46 %. La valorisation du patrimoine passe à 35,76 M€, soit une baisse de 4,29 % à périmètre constant, que la société de gestion attribue à l'actualisation des hypothèses locatives retenues sur Onda et La Tourette.
Autrement dit, le prix d'une part de 206 € est aujourd'hui supérieur d'environ 2,5 % à la valeur de reconstitution. On parle alors de surcote : vous achetez la part légèrement au-dessus de la valeur estimée du parc immobilier sous-jacent. C'est la situation inverse d'une décote, qui permet à l'inverse d'acheter le patrimoine sous sa valeur d'expertise et que recherchent volontiers les investisseurs avertis.
Cet écart reste très en deçà du seuil de 10 % au-delà duquel une société de gestion est tenue de réviser son prix de part. Il n'a donc rien d'alarmant en soi, et de nombreuses SCPI ont vécu des périodes de légère surcote sans conséquence. Mais il pose une question de calendrier qu'il serait malhonnête d'esquiver : la revalorisation de fin 2025 a été décidée alors que les difficultés d'Onda étaient déjà apparues. Le prix de part n'a pas bougé depuis le 1er janvier 2026. Sa tenue dans les prochains trimestres dépendra directement de l'issue des deux dossiers locatifs.
Axipit Real Estate Partners a reçu son agrément de l'Autorité des marchés financiers le 24 mars 2021, sous le numéro GP-21000012. C'est une structure récente, dirigée par Jean-François Charrier, et Upeka est sa seule SCPI grand public. Le fonds a été constitué le 19 juin 2023 et a obtenu son visa AMF le 21 juillet suivant.
Ce point mérite d'être posé sans détour : vous n'avez pas ici l'historique long d'une maison qui gère des SCPI depuis trente ans. Vous n'avez pas non plus de véhicule frère dont la performance servirait de référence. Le seul historique disponible est celui d'Upeka elle-même, soit trois exercices dont deux complets.
La contrepartie est que ce n'est pas une équipe partie de rien. Plusieurs éléments de gouvernance apportent des garde-fous concrets : le dépositaire est CACEIS, l'évaluateur immobilier indépendant est Savills, et l'audit du label ISR est confié à l'AFNOR. Ce sont trois signatures de premier plan, ce qui n'est pas systématique sur les fonds de cette taille. Ce socle de gouvernance ne compense pas l'historique limité du gestionnaire, mais il encadre sérieusement la gestion professionnelle du fonds.
Axipit y est encore présentée comme une filiale du groupe Aquila Asset Management. La société est désormais adossée au groupe Catella, à travers l'entité Catella Aquila Investment Management.
Catella est un acteur immobilier européen de 38 ans d'existence, présent dans 12 pays avec 30 bureaux et environ 500 collaborateurs, pour 1,8 milliard d'euros d'actifs immobiliers sous gestion sur ce périmètre.
Pour une SCPI qui investit à 84,6 % hors de France, ce n'est pas un argument d'affichage. Sourcer un actif à Zierikzee, négocier un financement auprès de Banco Sabadell adossé à quatre immeubles espagnols, ou récupérer les clés d'un site industriel à Onda sans passer par une procédure judiciaire longue, tout cela suppose des équipes sur place et des relais juridiques locaux. La gestion du dossier Onda est précisément l'illustration de ce que produit un réseau local : la société de gestion a activé les garanties locatives dès les premières difficultés en 2025, puis récupéré l'immeuble libre d'occupation en 2026, ce qui lui permet de le recommercialiser plutôt que d'attendre l'issue d'un contentieux.
C'est aussi ce réseau qui rend crédible l'ambition d'élargissement géographique du fonds vers de nouveaux marchés européens.
C'est l'argument central d'Upeka, et il est vrai : la commission de souscription est de 0 %. La totalité de votre versement est investie en immobilier dès le premier euro. Sur une SCPI classique prélevant 10 ou 12 % à l'entrée, il faut plusieurs années de distribution avant que l'investissement ne devienne réellement positif. Cette phase de rattrapage n'existe pas ici.
Mais un modèle sans frais d'entrée n'est pas un modèle sans frais. Les coûts ne sont pas supprimés, ils sont déplacés dans le temps.
Deux mécanismes financent donc l'absence de frais d'entrée.
La commission de gestion, d'abord. À 15 % HT des flux locatifs, soit 18 % TTC, elle se situe nettement au-dessus de la moyenne du marché, généralement proche de 12 %. Cette commission est prélevée sur les loyers encaissés, en amont du dividende versé aux associés. Elle ne se voit pas dans le taux de distribution, qui est publié net de frais de gestion, mais elle pèse chaque année sur le rendement immobilier brut. C'est un coût permanent, là où les frais d'entrée d'une SCPI classique constituent un coût unique. Des frais de gestion élevés ne sont pas rédhibitoires en soi, à condition que la performance immobilière suive. Ils appellent en revanche une vigilance accrue sur la durée.
Les frais de retrait, ensuite. En cas de sortie avant six ans de détention, une commission dégressive de 6 % TTC à 0 % s'applique entre la première et la sixième année. Au-delà de six ans, aucune commission n'est prélevée et la valeur de retrait est égale au prix de souscription. S'y ajoutent des frais de dossier de 200 € TTC en cas de cession de gré à gré, de donation ou de succession.
Bon à savoir
La conclusion est simple à formuler. Le modèle Upeka est avantageux à partir de six ans de détention, et pénalisant en dessous. Sur une durée de placement recommandée de huit ans, il est cohérent. Pour quiconque envisage une sortie possible à trois ou quatre ans, le calcul se rapproche fortement de celui d'une SCPI classique, sans le bénéfice d'un rendement supérieur garanti.
Un dernier point, rarement mentionné : Axipit perçoit également une commission d'acquisition de 5 % HT (6 % TTC) sur les actifs achetés, ainsi qu'une commission de cession de 5 % TTC au maximum, cette dernière n'étant prélevée qu'en cas de plus-value constatée.
Le patrimoine d'Upeka est situé à 84,6 % hors de France, entre les Pays-Bas, l'Espagne et l'Irlande. La quasi-totalité des revenus distribués est donc de source étrangère, et c'est ce qui détermine leur traitement fiscal.
Les revenus fonciers étrangers perçus par un résident fiscal français sont traités selon la convention bilatérale applicable. Deux mécanismes coexistent. Dans le premier, les revenus sont exonérés d'impôt en France mais entrent dans le calcul du taux appliqué à vos autres revenus, c'est la règle du taux effectif. Dans le second, ils sont imposés en France mais ouvrent droit à un crédit d'impôt qui neutralise la double imposition.
Dans les deux cas, ces revenus ont déjà supporté l'impôt local et échappent généralement aux prélèvements sociaux de 17,2 % qui frappent les revenus fonciers français. Pour un contribuable dont la tranche marginale est élevée, l'écart de rendement net est significatif.
Cette fiscalité est visible directement sur les acomptes trimestriels d'Upeka, qui sont publiés en deux versions. Au deuxième trimestre 2026, l'acompte s'établit à 1,86 € brut de fiscalité étrangère et 1,26 € net, l'écart de 0,60 € correspondant à l'impôt étranger prélevé à la source, supporté par la SCPI pour le compte des associés et déductible en France. Sur l'exercice 2025, cette fiscalité payée par le fonds représentait 8,57 % de la distribution.
Enfin, les parts entrent dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière.
Investir dans la SCPI Upeka comporte des risques qu'il faut mesurer avant toute décision, et que le Document d'Informations Clés détaille intégralement.
Le capital n'est pas garanti et la valeur des parts peut baisser. Les revenus dépendent des loyers effectivement encaissés, comme l'illustre le recul de l'acompte du deuxième trimestre 2026. L'objectif de 5,50 % de distribution est une cible, pas un engagement.
Avec 41,57 M€ de capitalisation et 14 immeubles, Upeka reste un véhicule de petite taille. La défaillance d'un locataire y a un impact bien supérieur à ce qu'elle produirait sur une SCPI mature. La mutualisation des risques, argument central de tout investissement immobilier collectif, atteint ici sa limite : diversifier 14 immeubles entre quatre pays et dix secteurs ne donne pas la profondeur d'un fonds mature. L'absence de report à nouveau prive par ailleurs la SCPI de tout amortisseur, ce qui accentue le risque de rendement à court terme.
La revente des parts dépend de l'équilibre entre souscriptions et retraits. Au 30 juin 2026, aucune part n'était en attente de retrait et la collecte trimestrielle restait positive à 912 833 €, ce qui est plutôt rassurant. S'y ajoute une contrainte propre à Upeka : la commission de retrait applicable avant six ans de détention rend une sortie anticipée coûteuse.
Bon à savoir
Les parts de SCPI sont des supports de placement à long terme (minimum 8 ans) et doivent être acquises dans une optique de diversification de votre patrimoine. Le capital investi n'est pas garanti et le rendement n'est pas assuré. L'investissement comporte un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
La réponse dépend entièrement de ce que vous regardez : la trajectoire de long terme ou la photographie du moment. Les deux sont légitimes, et elles ne disent pas la même chose.
Les points d'appui sont réels. Le TRI depuis l'origine ressort à 7,26 %, au-dessus de la cible à dix ans. Le taux moyen de rendement à l'investissement du patrimoine est de 7,85 %, ce qui traduit une politique d'achat disciplinée. La durée des baux est remarquable, avec un WALT de 13,4 ans et un WALB de 6,9 ans, très au-dessus des standards du marché. L'endettement reste maîtrisé à 11,12 %, laissant une marge de manœuvre confortable. La collecte demeure positive et aucune part n'est en attente de retrait. Enfin, le modèle sans frais d'entrée conserve tout son intérêt pour un investisseur qui tient l'horizon de huit ans.
Les points de vigilance le sont tout autant. Un taux d'occupation financier à 66,75 % n'est pas un accident de lecture, c'est un tiers des loyers potentiels qui ne rentrent pas. C'est un point à surveiller dans les prochains mois, afin de voir dans quelle mesure la société de gestion arrive à trouver de nouveaux locataires pour ces actifs afin de renverser la tendance concernant son taux d'occupation. Un report à nouveau nul signifie que la distribution suit intégralement les encaissements. Une valeur de reconstitution passée sous le prix de part interroge sur la revalorisation décidée fin 2025. Et une commission de gestion à 18 % TTC exige, dans la durée, une performance immobilière supérieure à la moyenne pour être compensée.
Comme pour toute ligne d'un portefeuille, la question du dimensionnement se pose autant que celle du choix : un conseiller en gestion de patrimoine pourra vous aider à situer Upeka par rapport au reste de vos placements.
Trois indicateurs trancheront le débat, et ils seront tous lisibles dans les prochains bulletins trimestriels.
Le premier est l'issue des dossiers La Tourette et Onda. Relocation, repositionnement ou arbitrage : chaque scénario a un calendrier et un impact différents sur les revenus. C'est le point à suivre en priorité.
Le deuxième est le redressement du taux d'occupation financier. Un retour progressif vers 90 % validerait la thèse de l'incident circonscrit. Une stagnation autour de 70 % sur deux ou trois trimestres poserait une question de fond sur la sélection des locataires.
Le troisième est la tenue du prix de part. Si la valeur de reconstitution continue de reculer, le maintien du prix à 206 € deviendra difficile à justifier.
Upeka est la SCPI qui illustre le mieux ce que signifie investir dans un fonds jeune : le meilleur et le pire s'y manifestent avec la même amplitude.
Chez epargnoo, nous apprécions particulièrement la qualité de la politique d'acquisition et la transparence de la communication. Acheter systématiquement au-dessus de 7,3 % de rendement acte en main, sécuriser des baux d'une durée moyenne de 13,4 ans, maintenir un endettement à 11 % et diversifier sur quatre pays et dix secteurs avec 41 M€ de capitalisation : ce sont des choix de gérant, pas des arguments de plaquette. Et lorsque deux locataires ont fait défaut, Axipit a nommé les immeubles, chiffré l'impact et détaillé les démarches engagées dans son bulletin trimestriel. Toutes les sociétés de gestion ne le font pas.
Deux réserves, que nous préférons énoncer clairement. La commission de gestion à 18 % TTC des flux locatifs est parmi les plus élevées du marché, et c'est la contrepartie assumée de l'absence de frais d'entrée. Elle n'est justifiable que sur une détention longue. Surtout, la taille du fonds reste son principal facteur de fragilité : avec 14 immeubles, Upeka n'a pas la profondeur nécessaire pour absorber un défaut locatif sans que l'associé le ressente immédiatement sur son dividende.
Reste la question du moment. Souscrire aujourd'hui, c'est entrer alors que le taux d'occupation est au plus bas et que deux actifs sont en cours de traitement. C'est donc entrer sur un fonds dont le potentiel de redressement est devant lui, mais dont la visibilité à court terme est faible. Ce n'est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle en soi : c'est un profil de risque, et il faut le choisir en connaissance de cause.
Pour un investisseur qui construit un portefeuille de SCPI diversifié, qui accepte une ligne satellite plus volatile et qui raisonne réellement sur huit à dix ans, Upeka garde sa place, à condition de la dimensionner comme une conviction et non comme un socle. Pour un primo-investisseur, ou pour quelqu'un qui cherche un revenu régulier et lisible dès les premiers trimestres, mieux vaut attendre deux ou trois bulletins de plus et vérifier que le taux d'occupation remonte.
Flavien Lallemand, cofondateur d'epargnoo
La SCPI Upeka est accessible en quelques clics grâce au parcours 100 % digitalisé proposé par epargnoo.com. Depuis votre ordinateur ou votre mobile, vous pouvez investir en toute autonomie.
1. Ajoutez la SCPI Upeka à votre panier en utilisant le module en haut de cette page.
2. Choisissez le montant à investir et simulez votre souscription en fonction de vos objectifs.
3. Créez votre compte en ligne et complétez votre tunnel de souscription en moins de 10 minutes.
4. Signez électroniquement votre bulletin de souscription via un système sécurisé.
Accessible dès une part, soit un montant minimum de 206 €, Upeka propose plusieurs modalités de détention qui restent rares sur des fonds de cette taille : la souscription en démembrement de propriété, en nue-propriété comme en usufruit, les versements programmés, qui nécessitent de détenir au préalable au moins une part en pleine propriété, et depuis l'assemblée générale du 30 juin 2026, les versements programmés en nue-propriété ainsi que le réinvestissement automatique de tout ou partie des dividendes en nouvelles parts de SCPI.
À ce stade, la société de gestion n'a pas communiqué sur la disponibilité d'Upeka au sein de contrats d'assurance vie. La souscription s'effectue donc en direct, en pleine propriété ou en démembrement.
Gardez en tête le délai de jouissance de 4 mois : vos parts commencent à produire des revenus potentiels à compter du premier jour du cinquième mois suivant votre souscription. Avant de souscrire, prenez connaissance du Document d'Informations Clés et de la note d'information, disponibles auprès de la société de gestion. Et si vous préférez être accompagné(e), un conseiller epargnoo peut vous accompagner sans honoraires à chaque étape.
Upeka appartient à la famille des SCPI sans frais de souscription, un modèle qui s'est fortement développé depuis 2020 et dont les règles du jeu diffèrent sensiblement des SCPI traditionnelles. Pour comprendre les arbitrages entre les deux modèles, consultez notre guide des SCPI sans frais d'entrée.
Avec plus de 84 % de son patrimoine hors de France, Upeka relève aussi pleinement de la catégorie des SCPI européennes. Retrouvez notre analyse de la fiscalité des SCPI européennes et notre guide des meilleures SCPI européennes.
Enfin, une SCPI s'apprécie toujours dans une stratégie patrimoniale plus large. Découvrez comment investir en SCPI à crédit ou en démembrement de propriété.
Le 7,96 % de 2024 correspondait à un exercice de démarrage, avec un patrimoine réduit acquis à des rendements élevés et des charges diluées sur peu de lignes. Le 5,71 % de 2025 reflète un portefeuille davantage constitué. L'objectif annoncé par la société de gestion est de 5,50 % par an sur huit ans, non garanti : le millésime 2025 se situe donc au-dessus de la cible, et non en dessous.
Une commission de retrait dégressive de 6 % TTC à 0 % TTC s'applique entre la première et la sixième année de détention. Au-delà de six ans, aucune commission n'est prélevée et la valeur de retrait est égale au prix de souscription. C'est la contrepartie de l'absence de frais d'entrée : le modèle n'est réellement avantageux que sur une détention longue.
Le prix d'une part est de 206 € depuis le 31 décembre 2025, contre 200 € auparavant, soit une revalorisation de 3 % depuis la création de la SCPI. Le montant minimum pour investir dans la SCPI Upeka est d'une seule part. La revente s'effectue par retrait auprès de la société de gestion, avec une commission dégressive applicable avant six ans de détention.
Oui pour les deux. La souscription en démembrement de propriété est proposée, et les versements programmés sont accessibles à condition de détenir au moins une part en pleine propriété. Depuis l'assemblée générale du 30 juin 2026, les versements programmés en nue-propriété et le réinvestissement automatique des dividendes ont également été approuvés.
Pas à ce jour. La société de gestion n'a pas communiqué sur l'intégration d'Upeka dans des contrats d'assurance vie. L'acquisition de parts de la SCPI se fait donc en direct, en pleine propriété, en nue-propriété ou en usufruit, avec la possibilité de mettre en place des versements programmés.
Le patrimoine étant situé à plus de 84 % hors de France, l'essentiel des revenus est de source étrangère. Selon la convention fiscale applicable, ils sont soit exonérés en France avec application du taux effectif, soit imposés avec crédit d'impôt. Ils échappent généralement aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Les parts entrent dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière.
Bon à savoir
Communication à caractère publicitaire. Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et dépendent du paiement des loyers par les locataires. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Durée de placement recommandée : 8 ans. Avant toute décision, consultez le Document d'Informations Clés et la note d'information de la SCPI.
Le risque de perte en capital
La SCPI ne présente aucune garantie de capital ou de performance. Votre investissement est donc exposé à un risque de perte en capital, notamment en cas de cession de parts.
Le risque de gestion discrétionnaire
La gestion discrétionnaire mise en place dans le cadre de la SCPI repose sur l'anticipation de l'évolution des différents marchés immobiliers. Ainsi, il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie en permanence sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Le risque de marché (risque immobilier)
Les investissements réalisés par la SCPI sont soumis aux risques inhérents à la détention et à la gestion d'actifs immobiliers, étant précisé que les différents marchés concernés, tant par typologie d'actifs que par zone géographique, sont marqués par des cycles conjoncturels liés à l'économie générale et à l'évolution des taux longs.
Le risque lié à la liquidité
Il représente la difficulté que pourrait avoir un épargnant à céder ses parts. Il est rappelé que la SCPI ne garantit pas la revente des parts. La revente des parts dépend de l'équilibre entre l'offre et la demande de parts sur le marché organisé prévu à cet effet.
Le risque lié au crédit
Le financement bancaire souscrit par la SCPI s'accompagne d'engagements contractuels dont le non-respect rendrait la dette exigible. En outre, il peut augmenter le risque de perte en cas de dévalorisation des actifs et peser sur la distribution de la SCPI, mais également au moment de la cession des actifs immobiliers.
Le risque de contrepartie
C'est le risque résultant du fait que la contrepartie à une opération ou à un contrat peut faillir à ses obligations avant que l'opération ait été réglée de manière définitive sous la forme d'un flux financier. Cela inclut notamment le risque lié à l'utilisation d'instruments dérivés (à des fins de couverture) et, par extension, les risques locatifs, à savoir le risque de défaillance économique d'un locataire.
Le risque de durabilité
La SCPI est sujette à des risques de durabilité, définis comme un événement ou une situation dans le domaine environnemental, social ou de la gouvernance qui, s'il survient, pourrait avoir une incidence négative importante, réelle ou potentielle, sur la valeur de l'investissement. Si le processus d'investissement peut intégrer une approche ESG, l'objectif d'investissement de la SCPI n'est pas en premier lieu d'atténuer ce risque.
Le risque lié à la souscription de parts financée à crédit
Le financement à crédit comporte des risques pour le souscripteur. Le souscripteur ne doit pas se fier uniquement aux revenus non garantis de la SCPI pour rembourser son prêt. En cas de défaut, il pourrait être contraint de vendre ses parts, entraînant une perte de capital et la nécessité de compenser une éventuelle décote par rapport au capital restant dû.
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