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Fiscalité des SCPI : le guide complet

Fiscalité SCPI 2026 : imposition des revenus fonciers, prélèvements sociaux, plus-value et IFI, expliqués pour chaque investisseur en SCPI.

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Investir comporte des risques de perte en capital, consultez-les ici avant d'investir.

Fiscalité des SCPI : revenus fonciers, plus-value et IFI
Sommaire
FAQ express : l'essentiel en 5 points
  1. Principe : société civile de placement immobilier fiscalement transparente ; chaque personne physique déclare ses revenus SCPI, au prorata des parts de SCPI détenues.
  2. Taux : barème progressif au taux marginal d'imposition (TMI), plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; flat tax de 31,4 % sur les produits financiers.
  3. Régime : micro-foncier avec abattement forfaitaire de 30 %, ou réel ; revenus étrangers sans double imposition.
  4. Frais : commission de souscription et frais de gestion, déjà déduits de la base imposable pour ces derniers.
  5. Risques et conseil : perte en capital, liquidité ; avantage fiscal possible via contrat d'assurance vie, SCPI en nue-propriété ou crédit. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Selon l'analyse d'epargnoo, la fiscalité est le premier facteur d'écart entre deux épargnants qui détiennent la même SCPI : à rendement brut identique, un associé à TMI 11 % et un associé à TMI 41 % ne perçoivent pas du tout le même revenu net. Avant de choisir une SCPI, il faut donc choisir le mode de détention adapté à votre fiscalité.

Comment fonctionne la fiscalité des SCPI ?

Une SCPI est une société civile de placement immobilier dite fiscalement transparente : elle ne paie pas l'impôt sur ses loyers, ce sont ses associés qui sont imposés. Chaque porteur de parts déclare la fraction des revenus qui lui revient, au prorata du nombre de parts détenues.

Concrètement, la société de gestion encaisse les loyers des immeubles, règle les charges, puis distribue des acomptes, le plus souvent chaque trimestre ou chaque mois. Mais attention à une subtilité que beaucoup d'investisseurs découvrent au moment de la déclaration : vous êtes imposé sur les revenus encaissés par la SCPI pour votre compte, et non sur les dividendes réellement versés. Une partie des loyers peut être mise en réserve (report à nouveau) tout en étant imposable.

Les sociétés de gestion de SCPI sont agréées par l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui contrôle également leur politique d'information envers chaque client associé. Le fonctionnement de l'imposition dépend ensuite de trois questions :
  • Qui détient les parts ? Une personne physique relève de l'impôt sur le revenu ; une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés intègre sa quote-part dans son résultat imposable.
  • Comment sont-elles détenues ? En direct, à crédit, en nue-propriété, ou dans un contrat d'assurance vie ou un plan d'épargne retraite.
  • D'où viennent les revenus ? Des immeubles situés en France, des immeubles situés à l'étranger, ou de placements de trésorerie de la SCPI.

C'est ce croisement qui détermine le régime fiscal applicable, selon les règles en vigueur au moment de la perception des revenus. Le reste de ce guide les reprend un par un, à partir des données fiscales et des règles en vigueur en 2026.

Quelle est la fiscalité des SCPI ?

Une SCPI détenue en direct par un particulier génère quatre catégories de revenus ou de gains, chacune avec sa propre fiscalité. Le tableau ci-dessous les résume pour 2026.

Nature du revenuRégime fiscalPrélèvements sociauxFormulaire
Loyers d'immeubles en FranceRevenus fonciers, barème progressif (micro-foncier ou réel)17,2 %2044 puis 2042
Loyers d'immeubles à l'étrangerCrédit d'impôt ou taux effectif selon la conventionEn pratique non dus2047 puis 2042
Produits financiers (trésorerie)Flat tax de 12,8 % ou option pour le barème18,6 % depuis 20262042
Plus-value de cession de parts19 % d'impôt, abattements pour durée de détention17,2 %Prélevée à la source par la société de gestion ou le notaire

Sources : CGI et notice de la déclaration 2044 ; taux de prélèvements sociaux 2026 issus de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LégiFiscal, mise à jour d'août 2026 ; Que Choisir).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital : les prélèvements sociaux passent à 18,6 % sur les intérêts, dividendes et plus-values mobilières, ce qui porte la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 %. Les revenus fonciers issus de la location nue, les plus-values immobilières et l'assurance vie restent en revanche soumis à 17,2 %. Pour une SCPI, l'essentiel des revenus étant des loyers, le taux de 17,2 % reste donc la référence.

Quels sont les taux d'imposition des SCPI ?

Les revenus fonciers d'une SCPI s'ajoutent à vos autres revenus et sont imposés au barème progressif de l'impôt sur le revenu, à votre taux marginal d'imposition, auquel s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. L'addition varie donc de 17,2 % à 62,2 % selon votre tranche.

Pour 1 000 euros de revenus fonciers imposables au régime réel, voici ce qu'il reste selon votre tranche marginale d'imposition :

TMIImpôt sur le revenuPrélèvements sociaux (17,2 %)Fiscalité totaleRevenu net
0 %0 euro172 euros17,2 %828 euros
11 %110 euros172 euros28,2 %718 euros
30 %300 euros172 euros47,2 %528 euros
41 %410 euros172 euros58,2 %418 euros
45 %450 euros172 euros62,2 %378 euros

Calcul simplifié, hors CSG déductible et hors contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.

Prenons un exemple concret. Vous êtes un cadre de 45 ans, à TMI 41 %, et vous avez investi 50 000 euros dans une SCPI qui distribue 5 % par an, soit 2 500 euros de revenus bruts. Après 58,2 % de fiscalité, il vous reste environ 1 045 euros, soit un rendement net d'environ 2,1 %. Le même placement détenu par un jeune actif à TMI 11 % lui laisse environ 1 795 euros, soit 3,6 %. C'est tout l'enjeu : la SCPI en direct convient d'abord aux contribuables faiblement ou moyennement imposés, sauf à mettre en place une stratégie d'optimisation. Taux de distribution hypothétique ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Micro-foncier ou régime réel : quel régime choisir ?

Le régime micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus fonciers bruts, censé couvrir vos charges : vous n'êtes imposé que sur 70 % de ces revenus. Il est réservé aux contribuables dont les revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 euros par an, et, pour les porteurs de parts de SCPI, à ceux qui détiennent aussi au moins un bien immobilier loué nu en direct.

Si vous ne détenez que des parts de SCPI, vous relevez donc obligatoirement du régime réel. C'est aussi le cas si vous avez financé vos parts à crédit et souhaitez déduire les intérêts d'emprunt. Au régime réel, la SCPI a déjà déduit ses propres charges (frais de gestion, travaux, taxe foncière) avant de vous communiquer votre revenu net imposable ; vous pouvez en plus déduire vos frais personnels, essentiellement les intérêts d'emprunt et l'assurance du prêt.

L'option pour le réel, lorsqu'elle est volontaire, vous engage pour trois ans. Notre conseil : faites le calcul avec vos charges réelles avant d'opter, car l'abattement de 30 % du micro-foncier est rarement battu par une SCPI achetée au comptant. Le détail des conditions figure dans notre guide du micro-foncier en SCPI.

Revenus de source étrangère : crédit d'impôt et taux effectif

Les SCPI qui investissent en Europe perçoivent des loyers déjà imposés dans le pays où se situe l'immeuble. Pour éviter une double imposition, les conventions fiscales signées par la France prévoient deux méthodes :
  • Le crédit d'impôt (Allemagne, Espagne, Italie, notamment) : les revenus sont déclarés en France, mais un crédit d'impôt égal à l'impôt français vient annuler l'imposition française.
  • Le taux effectif (Pays-Bas, Irlande, notamment) : les revenus ne sont pas imposés en France, mais ils sont pris en compte pour calculer le taux d'imposition applicable à vos autres revenus.

Dans les deux cas, ces revenus ne supportent en pratique pas les 17,2 % de prélèvements sociaux français, selon les guides de déclaration publiés par les sociétés de gestion. C'est l'avantage fiscal majeur des SCPI européennes pour un contribuable fortement imposé. Le détail du calcul, pays par pays, est présenté dans notre article sur la fiscalité des SCPI européennes.

Exemple : sur 2 500 euros de revenus, dont 60 % de source étrangère, un associé à TMI 41 % paie la fiscalité française pleine sur 1 000 euros seulement. Son revenu net dépasse celui d'une SCPI investie uniquement en France, à taux de distribution égal. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Plus-value à la revente des parts

Lors de la cession de parts de SCPI, la plus-value relève du régime des plus-values immobilières des particuliers : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 %. Des abattements pour durée de détention réduisent la base imposable à partir de la sixième année.
  • Impôt sur le revenu : exonération totale après 22 ans de détention.
  • Prélèvements sociaux : exonération totale après 30 ans de détention.
  • Surtaxe : une taxe supplémentaire de 2 % à 6 % s'applique lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 euros.

L'impôt est en principe acquitté lors de la revente, via la société de gestion, et non dans votre déclaration annuelle. Les plus-values réalisées par la SCPI elle-même lors de la vente d'un immeuble suivent les mêmes règles, à proportion de vos parts. Pour estimer l'impôt avant une cession, vous pouvez utiliser notre simulateur de plus-value SCPI et lire notre article sur la plus-value de SCPI.

SCPI et IFI : l'impôt sur la fortune immobilière

Les parts de SCPI entrent dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), pour la fraction de leur valeur représentative d'actifs immobiliers. L'IFI concerne les foyers dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier.

La société de gestion communique chaque année la valeur IFI à retenir par part. Deux leviers existent : la nue-propriété (en cas de démembrement, c'est en principe l'usufruitier qui déclare la valeur en pleine propriété) et les dettes contractées pour acquérir les parts, déductibles sous conditions. Nous détaillons ces points dans notre article consacré à SCPI et IFI.

Comment déclarer les revenus SCPI ?

Chaque année, en avril, votre société de gestion (Corum L'Épargne, Iroko, Sofidy ou toute autre société de gestion agréée) vous adresse un relevé fiscal qui indique les montants à reporter. Vous les reportez ensuite sur la déclaration 2044 (régime réel) et la déclaration 2042, ou directement sur la 2042 si vous êtes au micro-foncier.

Voici la marche à suivre, étape par étape :
  1. Récupérez le relevé fiscal de chaque SCPI, souvent accessible depuis la page d'accueil de votre espace associé en ligne. Il distingue revenus fonciers français, revenus de source étrangère, produits financiers et éventuelles plus-values.
  2. Revenus fonciers français : au réel, remplissez la déclaration 2044, qui calcule votre résultat foncier net, puis reportez-le sur la 2042. Au micro-foncier, indiquez le montant brut directement sur la 2042.
  3. Revenus étrangers : utilisez la déclaration 2047, puis reportez les montants sur la 2042 dans les cases dédiées au crédit d'impôt ou au taux effectif.
  4. Produits financiers : ils ont déjà supporté un prélèvement à la source ; reportez-les sur la 2042 pour régulariser l'impôt définitif.
  5. Vérifiez le prélèvement à la source : vos revenus fonciers génèrent des acomptes mensuels ou trimestriels prélevés sur votre compte bancaire l'année suivante.

Le relevé est communiqué à titre informatif : vous restez responsable de votre déclaration auprès de l'administration fiscale. Toutes les informations utiles sont disponibles sur impots.gouv.fr et dans les guides de déclaration publiés par chaque société de gestion.

Quels sont les avantages fiscaux des SCPI ?

Une SCPI de rendement classique n'offre pas de réduction d'impôt en elle-même. Les avantages fiscaux viennent du mode de détention ou du type de SCPI choisi.
  • Assurance vie : les parts de SCPI logées dans un contrat d'assurance vie, à côté des fonds euros et des autres unités de compte, ne génèrent pas de revenus fonciers. La fiscalité s'applique seulement en cas de rachat, avec, après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple sur les gains retirés. Voir notre comparatif SCPI en assurance vie ou en direct.
  • Nue-propriété : dans le cadre d'un démembrement temporaire, l'usufruit temporaire est souvent détenu par un investisseur professionnel ou une société ; vous achetez la nue-propriété des parts avec une décote, ne percevez aucun revenu pendant le démembrement et n'êtes donc ni imposé sur ces revenus ni redevable de l'IFI sur ces parts.
  • Crédit : les intérêts d'emprunt d'une SCPI à crédit sont déductibles de vos revenus fonciers au réel, ce qui réduit la base imposable pendant la durée du prêt.
  • SCPI européennes : les loyers perçus à l'étranger échappent en pratique aux prélèvements sociaux et, selon la convention, à tout ou partie de l'impôt français.
  • SCPI fiscales : les SCPI de déficit foncier ou Malraux permettent de réduire l'impôt grâce aux travaux de rénovation, en contrepartie d'une durée de blocage longue et d'un rendement plus faible. Ces SCPI fiscales s'adressent à des contribuables fortement imposés, avec une vision à 15 ans ou plus.
  • Plan d'épargne retraite : certains PER proposent des SCPI en unités de compte ; les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite des plafonds.

Le déficit foncier mérite une précision : au régime réel, si vos charges (intérêts d'emprunt notamment) dépassent vos revenus fonciers, le déficit hors intérêts est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 euros par an, le reste étant reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Comment optimiser la fiscalité des SCPI ?

Optimiser, c'est choisir le mode de détention qui correspond à votre tranche marginale d'imposition et à votre horizon. Il n'existe pas de solution universelle, mais quelques profils reviennent souvent dans nos rendez-vous.

Le jeune actif à TMI 11 %. La détention en direct est généralement la plus simple et la plus rentable. La fiscalité totale reste contenue, et le revenu net proche du brut. Les versements programmés permettent d'investir progressivement.

Le cadre à TMI 30 % ou 41 %. En direct, l'imposition des revenus devient lourde. Trois pistes : investir en SCPI à crédit pour déduire les intérêts, privilégier des SCPI européennes pour réduire la base taxable en France, ou loger les parts dans un contrat d'assurance vie pour différer l'imposition.

Le futur retraité. La nue-propriété permet de constituer un patrimoine immobilier sans revenus imposables pendant la vie active, puis de récupérer la pleine propriété et les loyers au moment de la retraite, lorsque la tranche marginale d'imposition baisse souvent. Notre guide SCPI et retraite détaille cette stratégie.

Le chef d'entreprise. Une société soumise à l'impôt sur les sociétés peut acquérir des parts de SCPI : les revenus sont imposés à l'IS, au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice pour les PME éligibles, puis à 25 %. Ce montage demande l'avis d'un expert-comptable et d'un conseiller en gestion de patrimoine. Voir notre article sur la fiscalité des SCPI détenues via une SCI à l'IS.

L'erreur que nous voyons le plus souvent consiste à choisir une SCPI sur son seul taux de distribution, sans tenir compte du revenu net après impôt. Une SCPI européenne qui distribue 5 % peut rapporter davantage, après impôt, qu'une SCPI française qui distribue 5,5 %, pour un contribuable à TMI 41 %.

Quels sont les frais liés aux SCPI ?

Les frais d'une SCPI se composent principalement d'une commission de souscription à l'entrée et de frais de gestion annuels prélevés sur les loyers. Ils réduisent le rendement mais n'ont pas tous le même traitement fiscal.
  • Commission de souscription : souvent comprise entre 8 et 12 % du prix de part pour une SCPI classique, elle est intégrée au prix de souscription. Elle n'est pas déductible de vos revenus fonciers, mais elle entre dans le prix d'acquisition retenu pour calculer une éventuelle plus-value.
  • Frais de gestion : prélevés par la société de gestion sur les loyers encaissés, souvent autour de 10 à 12 % hors taxes des loyers. Ils sont déjà déduits avant le calcul de votre revenu foncier imposable.
  • Frais de cession : une commission peut être due lors de la revente des parts, selon la SCPI.
  • SCPI sans frais d'entrée : ce modèle supprime la commission de souscription mais applique généralement des frais de gestion plus élevés ou une pénalité en cas de retrait anticipé.

Ces frais ont un impact direct sur le délai de rentabilité. Avant de souscrire, comparez-les dans notre comparatif des frais de SCPI : les chiffres exacts figurent dans la note d'information et le document d'informations clés de chaque SCPI.

SCPI ou investissement immobilier locatif : quelle fiscalité ?

La pierre papier et l'investissement locatif en direct relèvent de la même catégorie fiscale, les revenus fonciers, tant que la location est nue. Les différences tiennent surtout aux charges déductibles et aux dispositifs accessibles.

Investir dans l'immobilier en direct permet de déduire vous-même les travaux, la taxe foncière, les frais de gestion locative ou les intérêts, et d'accéder à des dispositifs de défiscalisation ou à la location meublée (LMNP), dont le régime est différent. En SCPI, la société de gestion déduit ces charges en amont : vous recevez un revenu net de charges, sans gérer de dossier locatif, de locataire ni de travaux. Le temps consacré à la gestion est nul, et votre patrimoine immobilier est diversifié sur des dizaines d'immeubles.

Du point de vue de l'impôt, un investissement immobilier en direct et un immobilier SCPI détenu en direct sont donc assez proches. Les revenus des SCPI sont soumis aux mêmes règles que les loyers d'un appartement loué nu, au même barème et aux mêmes prélèvements sociaux. L'avantage de la SCPI se situe ailleurs : accès à l'immobilier professionnel (bureaux, commerces, santé, logistique), à l'étranger, et possibilité d'investir dès quelques centaines d'euros. Un investissement en bourse dans des foncières cotées suit, lui, la fiscalité des valeurs mobilières, avec la flat tax de 31,4 % en 2026. Pour aller plus loin : SCPI ou investissement locatif.

Critères de sélection : fiscalité et choix de SCPI

Pour choisir une SCPI en tenant compte de la fiscalité, nous vous conseillons de passer en revue les critères suivants :
  • Fiscalité scpi : votre TMI. C'est le premier critère. À TMI 0 % ou 11 %, la détention en direct est adaptée ; au delà de 30 %, étudiez les alternatives.
  • Rendement : SCPI de rendement ou de capitalisation ? Une SCPI de rendement distribue des revenus imposables chaque année ; une stratégie de capitalisation ou de nue-propriété reporte l'imposition.
  • Géographie : SCPI françaises ou européennes ? La part de loyers perçue à l'étranger réduit les prélèvements sociaux et parfois l'impôt.
  • Mode de détention : en direct, à crédit ou en assurance vie ? Chaque option change le régime fiscal et le revenu net.
  • Risques scpi : perte en capital et liquidité. Un avantage fiscal ne compense jamais un mauvais actif immobilier ni un risque de perte en capital mal mesuré.
  • Durée : horizon de placement. La durée de détention conditionne les abattements sur la plus-value et l'amortissement des frais d'entrée.
  • Patrimoine : seuil de l'IFI. Si votre patrimoine immobilier approche 1,3 million d'euros, intégrez cette contrainte dès la souscription.

Repères pratiques avant de souscrire

Quelques repères concrets pour éviter les mauvaises surprises fiscales :
  • Délai de jouissance : vos parts ne produisent des revenus qu'après un délai de jouissance de un à six mois selon la SCPI ; la première année est donc souvent incomplète.
  • Calendrier fiscal : relevé fiscal en avril, déclaration en mai ou juin, acomptes de prélèvement à la source à partir de septembre.
  • Simulateur : utilisez notre simulateur de portefeuille SCPI pour estimer vos revenus bruts, puis appliquez votre TMI.
  • Cashback epargnoo : une partie de votre investissement peut vous être reversée, jusqu'à 5 % selon la SCPI (voir les conditions).
  • Accompagnement : un conseiller en gestion de patrimoine peut analyser votre situation personnelle et vous orienter vers le mode de détention le plus adapté, sans engagement. En cas de situation complexe (non-résident, holding, démembrement), il peut être utile de consulter un conseiller fiscal, ou un expert-comptable dédié, pour optimiser votre déclaration.
  • Données à conserver : gardez chaque relevé fiscal, le bulletin de souscription et le prix d'achat des parts ; ils serviront au calcul de la plus-value lors de la revente.
Flavien Lallemand

L'avis du conseiller

Flavien Lallemand, Co-fondateur @epargnoo, CIF

Dans la majorité des cas, nous conseillons de raisonner en revenu net après impôt plutôt qu'en taux de distribution brut. Pour un contribuable à TMI 11 %, la SCPI en direct reste le choix le plus simple. Au delà de 30 %, une combinaison de SCPI européennes, de détention en assurance vie et, si votre situation le permet, d'un financement à crédit, permet souvent de réduire sensiblement la fiscalité. Gardez en tête que la fiscalité peut évoluer : la hausse de la CSG décidée pour 2026 l'a rappelé. Pour optimiser votre investissement immobilier, l'essentiel est de raisonner sur toute la durée de détention, et non sur une seule année d'imposition. Un bon investissement en SCPI repose d'abord sur la qualité du patrimoine immobilier et de la gestion, la fiscalité venant ensuite.

Votre situation est particulière ? Parlons-en avec un conseiller.

FAQ sur la fiscalité des SCPI

Les revenus de SCPI sont-ils soumis à la flat tax ?

Non pour l'essentiel : les loyers sont des revenus fonciers imposés au barème progressif, et non exonérés. Seuls les produits financiers issus de la trésorerie de la SCPI relèvent de la flat tax de 31,4 % en 2026, sauf option globale pour le barème.

Peut-on bénéficier du micro-foncier avec des SCPI ?

Oui, à condition que vos revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 euros par an et que vous déteniez aussi au moins un bien loué nu en direct. Si vous ne détenez que des parts de SCPI, le régime réel s'applique.

Faut-il déclarer les revenus de SCPI détenues en assurance vie ?

Non. Les revenus restent dans le contrat et ne sont pas déclarés chaque année. La fiscalité de l'assurance vie s'applique uniquement en cas de rachat.

Les SCPI européennes sont-elles exonérées d'impôt ?

Pas exactement. Les loyers de source étrangère sont imposés dans le pays de l'immeuble, puis traités en France par crédit d'impôt ou taux effectif selon la convention. En pratique, ils échappent aux prélèvements sociaux français.

Comment est imposée la plus-value de cession de parts de SCPI ?

Elle est taxée à 36,2 % (19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux) avant abattements pour durée de détention, avec une exonération totale après 22 ans pour l'impôt et 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Les SCPI sont-elles soumises à l'IFI ?

Oui, pour la fraction de leur valeur représentative d'immobilier, si votre patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d'euros. En nue-propriété, c'est en principe l'usufruitier qui déclare.

Peut-on déduire les intérêts d'emprunt d'un investissement en SCPI à crédit ?

Oui, au régime réel. Les intérêts et l'assurance du prêt se déduisent de vos revenus fonciers, et peuvent créer un déficit foncier dans les limites prévues par la loi.

Une personne morale peut-elle investir en SCPI ?

Oui. Une société à l'IS intègre ses revenus de SCPI dans son résultat imposable. Une SCI à l'impôt sur le revenu, en revanche, reste transparente : ce sont ses associés qui sont imposés.

Que faire si le relevé fiscal comporte une erreur ?

Contactez la société de gestion, qui peut émettre un relevé rectificatif. En attendant, déclarez les montants que vous estimez exacts et conservez les justificatifs en cas de question de l'administration fiscale.

Pour aller plus loin

Quelle SCPI pour votre tranche d'imposition ?

Mis à jour en novembre 2026.
Rédigé par l'équipe epargnoo, sous la responsabilité de Flavien Lallemand, cofondateur, CIF.

Investir en SCPI comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation personnelle et de la législation en vigueur, susceptible d'évoluer. epargnoo exerce une activité de conseil non indépendant et est rémunérée par les partenaires dont elle distribue les produits.

Excellent

Quel mode de détention pour votre fiscalité ? Faites le point avec un conseiller

Un conseiller epargnoo étudie gratuitement votre situation : tranche d'imposition, horizon et patrimoine, et vous oriente entre détention en direct, à crédit, en nue-propriété ou en assurance vie.

Investir en SCPI comporte des risques de perte en capital et de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation et de la législation en vigueur.

Vos investissements, en toute sécurité

epargnoo est immatriculée à l'ORIAS (n° 22005614) en tant que Conseiller en Investissements Financiers, et adhérente de l'ANACOFI-CIF. Vos données sont protégées, vos souscriptions encadrées, et chaque recommandation s'appuie sur votre profil investisseur.

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